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Le Beaujolais labellisé Geopark

Le 17 avril, l’Unesco a officiellement labellisé le Beaujolais "Geopark mondial de l’Unesco", une belle victoire pour les acteurs locaux mobilisés autour de cette démarche engagée depuis 2012.

 

 

Et si le Beaujolais est reconnu dans le monde entier pour ses vins, dorénavant il le sera aussi pour la richesse et la complexité de son patrimoine géologique ! La filière viticole ne s’y est d’ailleurs pas trompée en lançant une étude de caractérisation de ses sols en 2009. « Nous sommes fiers d’avoir contribué à l’obtention de ce label grâce notamment à l’étude des sols viticoles menée pendant plus de huit ans. Avec plus de 15.300 sondages et près de 1.000 fosses creusées dans nos vignes, il s’agit de l’étude de terroir la plus précise au monde à l’échelle d’un vignoble », commente Dominique Piron.

Avec le Beaujolais, la France compte désormais sept Geoparks : la Haute-Provence, le Luberon, le Massif des Bauges, le Chablais, les Monts d’Ardèche et les Causses du Quercy. Dans le monde, on en dénombre actuellement cent-quarante. L’action des Geoparks est principalement orientée vers la préservation des patrimoines géologiques, l’éducation, le géo-tourisme et la coopération internationale.

Si des projets ont déjà été menés, le syndicat mixte du Beaujolais dans le Rhône en prévoit d’autres, à commencer par un programme des géo-événements. Une bande-dessinée - "Histoires de Pierres" - visera à sensibiliser de manière ludique à l’histoire géologique du Beaujolais,. Enfin, outre la création d’une carte découverte, plusieurs sites patrimoniaux du territoire seront réaménagés pour mieux valoriser le Geopark. Ce sera le cas, entre autres, de la terrasse de Chiroubles avec la création d’un belvédère et d’un sentier découverte, du massif du Saint-Rigaud ou encore du mont Brouilly avec la poursuite de la mise en tourisme du site.

Cette labellisation n’est que le début d’un long travail. Chacun en attend des retombées économiques et touristiques directes et indirectes, une amélioration significative de l’image du territoire en tant que destination et terrain d’études et de recherche et une hausse et diversification de la fréquentation des sites et géosites. Tout cela, s’il se produit, laisse présager un bel avenir pour l’ensemble du territoire.

D’après D. D.

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