Loisirs

Fretterans a une histoire aussi mouvementée que le Doubs

Commune du canton de Pierre-de-Bresse, Fretterans a une longue histoire, parsemée de moments de bonheurs et d’autres beaucoup plus funestes.

L'église est rattachée à la paroisse Notre Dame de Bresse-Finage

D’après Lucien Guillemaut, le nom  Fretterans, comme l’indique sa terminaison "ans", peut être d’origine celtique. Mais il est possible aussi qu’il soit d’origine germanique. Le suffixe "ing" a servi aux envahisseurs germaniques à former un grand nombre de noms de lieux dont la terminaison actuelle est "ans". Ce suffixe indiquait la possession. Le mot "frette" signifiait primitivement terre inculte. Le nom du village serait alors dû aux Burgondes, venus de Germanie au cinquième siècle. Il apparaît pour la première fois en 1111 dans une charte, le cartulaire de Baume, sous la forme Freterens. Fretterans faisait partie des possessions de l’abbaye de Baume-les-Messieurs, abbaye qui s’était élevée dès les premiers temps du christianisme (seconde moitié du deuxième siècle dans notre région).

Une crue historique

Alors qu’il se trouvait autrefois dans le Comté d’Auxonne, le village formait une petite souveraineté qui resta indépendante jusqu’à la fin du douzième siècle, époque à laquelle il releva des ducs de Bourgogne. Sur le pourtour du village, du côté du Doubs, se trouve la Motte de Fretterans. Une ancienne maison à colombage, construite en 1663, en occupait le sommet. Ce tertre prouve que le site était, entre le quatorzième et le seizième siècles, l’emplacement d’une demeure seigneuriale fortifiée, utilisée comme moyen de défense contre les assaillants francs-comtois. Une autre ferme, datant de la même époque, mais rénovée, subsiste dans la rue de l’église. Différents seigneurs vont se succéder à la tête de Fretterans avec même, au quinzième siècle, deux seigneurs pour un seul et même village !

Au fil des siècles, famines (dont celle de 1015 qui dura cinq ans), disettes, maladies et autres guerres ou pillages n’épargneront pas Fretterans. Quant au Doubs, la rivière représentait, en même temps, une source de richesse et une force dévastatrice. Bienfaisante en déposant des alluvions, fertile en poissons, particulièrement utile en tant que voie de navigation et indispensable pour actionner le moulin, elle aura causé bon nombre de drames. On pense aux multiples noyades et, surtout, à sa violence. Car le Doubs, indomptable, changeait son cours et grignotait le village. Même si des digues furent construites, cela n’empêcha pas la terrible crue de janvier 1910 d’endommager des maisons au fond de la rue de Noailles.

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