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Une présence porteuse de sens à la Foire économique d'Autun

La sixième édition de la Foire économique d’Autun s'est terminée par un bilan très positif pour le GIEE de l’Autunois : c’est surtout la première vraie immersion du collectif dans le grand bain de la communication auprès du grand public.

Au cœur du Village des producteurs et de la Grande ferme, le stand du GIEE de l’Autunois était au carrefour des différents publics qui se sont croisés à la Foire. Se sont en effet succédés à la fois de nombreux agriculteurs du secteur, mais également des personnes de tous les horizons : citadins, parents d’élèves, retraités, habitants des départements limitrophes …

Les membres du GIEE ont eu à cœur d’aller à la rencontre du grand public, dans une dynamique d’ouverture et de communication positive. Les échanges ont été nombreux, et chaque membre a pu apporter sa touche personnelle au travers des différentes animations qui étaient proposées. La ronde des saisons a passionné petits et grands quand il a fallu, par exemple, remettre dans l’ordre les étapes de la fabrication du fromage de chèvre ou de la production du miel. Les enfants sont venus avec leurs parents récupérer les lots gagnés lors du concours de dessin, ce qui a permis à chacun de discuter et même de retrouver des connaissances dans un contexte nouveau.

Les éleveurs bourguignons de poulets Label Rouge ont accompagné leurs explications d’une dégustation sur plancha fort appréciée de tous.

Sur les planches du podium, les agricultrices du département ont joué leur désormais célèbre pièce "Talons aiguilles et bottes de foin". Avec force traits d’humours et émotion vraie, ces dames ont su montrer à tous la réalité et la beauté de leur métier, malgré les tracas du quotidien.

Leur a succédé Chloé Pimont, jeune éleveuse de la Grande-Verrière, qui a joué pour la première fois devant une vingtaine d’enfants le conte de l’agriculture autunoise. Ce conte a été réalisé par un groupe d’agriculteurs du GIEE, avec l’appui du conteur et écrivain Rémi Guillaumeau. L’ambition de cette première version du conte était de retracer l’évolution de l’agriculture depuis le début du XXème siècle à nos jours. Cette histoire a pour vocation d’être retravaillée, voire mise en images pour une représentation aux écoliers du territoire.

« Seule la connaissance libère »

En ces temps troublés où l’agriculture et l’élevage sont souvent pris à parti, Denis Diderot nous rappelle à juste titre l’importance de communiquer. Les consommateurs se méfient de ce qu’ils méconnaissent, et ne savent plus vraiment à quel saint se vouer, face à la déferlante médiatique qui accompagne certains sujets de société.

Prendre le temps d’une communication simple, juste et claire est alors primordial pour préserver et intensifier le lien avec les consommateurs et les autres acteurs du territoire. Le GIEE retrouve là une de ses vocations premières, et prend toute sa dimension dans ce type d’évènement.

« Ouverture, communication et décloisonnement » : les trois ambitions affichées par Joël Maltaverne dans l’article du 7 septembre dernier ont été atteintes pour le GIEE et la CCGAM. Reste maintenant à transformer l’essai et à entretenir les liens créés avec les habitants du territoire.  Par exemple, si les produits locaux se font encore plus présents dans les cantines, il sera important de créer des liens entre les producteurs et les familles d’élèves : rencontres à la cantine, visites à la ferme, vidéos sur les exploitations sont autant d’idées à creuser pour les mois qui viennent.

Sophie Mobillon - Chambre d'Agriculture de Saône-et-Loire

De la viande bovine 100 % locale à la cantine

Depuis la rentrée de septembre, les élèves des écoles de la Communauté de communes du Grand Autunois Morvan (CCGAM) servies par la cuisine centrale ont la chance de bénéficier d’une expérimentation inédite. Ils mangent de la viande bovine élevée sur le territoire et abattue à l’abattoir communautaire d’Autun.

Cela fait maintenant plusieurs mois que la CCGAM et le GIEE notamment, travaillent sur ce projet, qui commence par la viande bovine, et devrait s’étendre à l’avenir à d’autres productions : légumes, produits laitiers, autres viandes … 

A la fin du premier semestre, à la faveur d’un certain « alignement des planètes », la décision a été prise de lancer cette expérimentation. Elle est déjà le fruit d’une volonté politique forte des élus, ainsi que de l’engagement technique de la collectivité et des cuisiniers de la cuisine centrale. Parallèlement, les éleveurs se sont organisés grâce à l’association Aux Saveurs de nos prairies autunoises, et ont su collaborer avec l’abattoir communautaire, le chevillard Jean-Philippe Raze et les Ets Leclerc d’Autun.

90 kg de morceaux d’avants de viande bovine sont ainsi consommés chaque semaine : les retours des cantines sont excellents, avec un taux de gaspillage quasiment réduit à néant ! L’équilibre matière se fait grâce à la cheville qui commercialise le reste de la carcasse auprès de l’Ets. Leclerc d’Autun sous l’appellation « Viande de chez nous ».

Il va sans dire que les producteurs ont une certaine fierté à nourrir « leurs gamins » !

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