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Marly-sous-Issy s'engage dans la régulation du ragondin

La commune de Marly-sous-Issy est l’une des premières collectivités du département à avoir signé une convention avec l’association Cultivons nos Campagnes pour réguler les populations de ragondins. Très concernée par les dégâts de ragondin sur son territoire avec plusieurs étangs communaux, de nombreux cours d’eau et une dizaine d’élevages, la municipalité n’a pas hésité pour s’engager. Une démarche responsable que le maire Bruno Pouchelet aimerait voir adopter par toutes les communes du département.

Bruno Pouchelet, éleveur et maire de Marly-sous-Issy, en compagnie de Louis Nivot, piégeur agréé en charge de la régulation des ragondins sur la commune.

« Nous avons été sollicités par courrier en octobre 2016. Ce courrier nous expliquait ce qu’on attendait de nous. Nous avons présenté le projet en conseil municipal fin 2016 et nous avons immédiatement décidé de signer la convention », explique Bruno Pouchelet, maire de Marly-sous-Issy. Très concernée par les problèmes de ragondins, la commune possède trois étangs communaux qu’il lui faut entretenir et elle est traversée par la rivière Somme sur une dizaine de kilomètres avec de nombreux ruisseaux et autres fossés. Deux des étangs communaux sont devenus de « véritables refuges à vermine », explique Bruno Pouchelet. Ravagées par les ragondins, les berges de ces deux ouvrages menacent de s’effondrer et la commune redoute de devoir investir dans un coûteux enrochement.

Eaux souillées et risque de contamination

Les ragondins causent également de nombreux dommages aux agriculteurs de la commune. Tous sont confrontés au fait de ne plus pouvoir disposer de points d’eau propres, explique Bruno Pouchelet, lui-même éleveur à Marly-sous-Issy. Les ragondins ont en effet pris l’habitude de remonter jusqu’aux points d’eau que les éleveurs ont aménagés dans les prés pour l’abreuvement des animaux. Ces réserves d’eau sont alimentées en eau propre issue du drainage sous-terrain des parcelles. La présence des ragondins souille ces eaux et les éleveurs redoutent la contamination de leurs animaux par la leptospirose dont les ragondins sont vecteurs, explique Bruno Pouchelet.

20 € par an plus 2 € par queue de ragondin

C’est l’association Cultivons nos Campagne qui s’est chargée de trouver un piégeur localement, en l’occurrence Louis Nivot, chasseur et piégeur agrée sur la commune. De son côté, le maire est allé rencontrer les différents propriétaires pour les prévenir de l’intervention d’un piégeur sur leurs parcelles. « Dans la convention, nous nous sommes fixé un premier objectif de 80 ragondins à piéger entre le 1er juillet 2017 et le 30 juin 2018 », confie Bruno Pouchelet. « Au niveau de la commune, nous avons prévu de consacrer un budget d’environ 200 euros par an à la régulation du ragondin. L’adhésion à cette convention nous coûte 20 euros par an et nous nous engageons à redonner 2 € par queue de ragondin piégé », détaille le maire de Marly-sous-Issy. Dans cette commune rurale confrontée aux problèmes de ragondins et comptant une dizaine d’exploitations agricoles sur son territoire, le plan de régulation du ragondin porté par Cultivons nos Campagne est perçu comme une très bonne initiative. Et pour Bruno Pouchelet, « il faudrait que les autres communes alentours en fassent de même pour être sûr que le dispositif soit pleinement efficace ».

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