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Pour les élections Chambres d’agriculture, « rester solides et mobilisés dans l'adversité », invite Jérémy Decerle, président de Jeunes Agriculteurs

Le 17 décembre dernier, JA et FNSEA ont lancé officiellement leur campagne pour les élections aux Chambres d’agriculture, sur le terrain. Durant le mois de janvier, les élus des deux syndicats se rendront dans les départements pour dialoguer avec les agriculteurs. À cette occasion, Jérémy Decerle, président de Jeunes Agriculteurs, souhaite rappeler qu’il est nécessaire d’aller voter pour désigner les représentants syndicaux, mais aussi pour définir les orientations des Chambres. Si les difficultés sont nombreuses, il désire également insister sur la capacité du réseau JA et FNSEA à rester solide et mobilisé.

Le 17 décembre, JA et FNSEA, ont lancé officiellement leur campagne pour les élections aux Chambres d’agriculture, quel message voulez-vous faire passer au terrain ?  

Jérémy Decerle : Depuis le 17 décembre nous allons sur le terrain cette fois pour sensibiliser l’ensemble des adhérents, et plus largement tous les agriculteurs, sur l’importance d’aller s’exprimer afin de déterminer leurs représentants syndicaux, mais pas seulement. Le vote doit aussi révéler ce que sont et ce que doivent être, demain, les missions des Chambres d’agriculture pour développer le monde agricole et innover. Il est essentiel que les agriculteurs se mobilisent et votent lors de ce scrutin.

Sur quels sujets êtes-vous et allez-vous vous mobiliser dans les prochains jours, les prochaines semaines ?  

J.D : Le premier sujet sur lequel nous sommes mobilisés c’est la continuité de la mise en place des mesures issues des EGAlim. Nous sommes en attente de la sortie des différentes ordonnances qui découlent de la loi EGAlim, à la fois sur le titre 1 qui impacte directement les revenus des paysans et sur le titre 2 avec l’aspect sociétal et tout ce qui tourne autour des nouvelles pratiques d’élevage et de culture. La Pac va aussi faire partie des débats, le sujet devrait être remis sur la table et va donc nous occuper en ce début d’année. Enfin, il y a aussi la question de la considération des paysans, ce qu’on appelle l’agribashing. Ces deux derniers mois, de trop nombreuses initiatives remettant en cause les paysans, se sont développées. Nous allons donc devoir accélérer la cadence de réponse et apporter un positionnement clair et tranché, sans faire preuve de trop d’états d’âme, car ceux qui nous attaquent n’en ont pas. 

De quelle avancée syndicale êtes-vous le plus fier ? 

J.D : J’ai le sentiment que nous n’avons pas le temps d’être fiers de tout ce que nous gagnons, ou de ce que nous ne perdons pas. Il faut pourtant le dire : nous sommes sur tous les fronts et nous allons peut-être devoir mener à nouveau des combats que nous avons déjà gagnés. Mais ce dont je suis le plus fier, c’est de la capacité de notre réseau à rester solide dans l’adversité, dans la complexité, dans les moments de doutes et de non-perspectives. Pourtant les décideurs, ceux qui devraient compter sur nous pour faire avancer le pays, ne nous écoutent que trop partiellement.  Nous réussissons, malgré tout, à proposer, à nous former, à défendre la profession, à mener les combats, et c’est pour moi la plus grande fierté que l’on puisse avoir.

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