Viticulture

Un travail de fonds engagé sur la gestion du foncier viticole par l'Union viticole de Saône-et-Loire

Le dernier Conseil d’Administration de l’Union Viticole 71 s’est tenu le 23 juillet dernier à la cave coopérative de Lugny. Celui-ci faisait suite à une visite terrain organisé avec la DDT pour prendre la mesure des dégâts de grêle suite aux orages du 3 juillet dernier. Mais aussi pour prendre date pour d’éventuelles demandes ultérieures, qu’il s’agisse de dégrèvement de la TFNB (taxe sur le Foncier Non Bâti) ou du fonds de calamité pour pertes de fonds.

Avec près de 250 hectares fortement impactés, bien qu’à des degrés divers, les dégâts sont importants sur les cinq communes concernées (Azé, Saint-Gengoux-de-Scissé, Bissy-la-Mâconnaise, Lugny et Cruzille). C’est le constat que faisaient les viticulteurs présents à cette visite et par la suite les membres du conseil d’administration. Lors de la réunion de conseil, les administrateurs ont rappelé leur volonté de mener les démarches de manière collective afin de permettre aux viticulteurs de bénéficier des mesures existantes tout en passant le moins de temps possible à monter des dossiers.

Après un tour de table de la situation du vignoble et des marchés, lors duquel les élus ont fait part de leur préoccupation par rapport aux tendances baissières des cours, un large temps de travail a été consacré à la thématique de la gestion du foncier viticole. Pour ce faire les administrateurs avaient convié Emmanuel Cordier, directeur de la Safer Saône-et-Loire. En effet, les enjeux sont croissants sur ce sujet : des prix du foncier viticole en forte progression ces dernières années, des domaines de plus en plus gros à reprendre (notamment dans les cas de structures comprenant également du bâti) sur lesquels seuls des investisseurs ou des négoces peuvent se positionner, une nécessité de soutenir les outils économiques collectifs existants, notamment les caves coopératives, etc…

Dans ce contexte, les administrateurs de l’Union Viticole 71 souhaitent renforcer le travail en local sur les dossiers avec la Safer, notamment sur les dossiers de dimension « importante » afin d’étudier toutes les possibilités en amont des comités techniques sur ces dossiers. L’un des objectifs est, lorsque cela est possible, d’essayer de privilégier le partage entre plusieurs exploitants, notamment des jeunes qui s’installeraient ; plutôt que de laisser partir des domaines complets au négoce ou à des investisseurs privés qui seuls ont la capacité financière pour se positionner sur des structures complètes. Un travail ambitieux et de longue haleine donc, mais attendu par les vignerons de Saône-et-Loire.

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