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Analyse des marchés animaux, des tendances de la semaine et des différents marchés animaux

Chaque semaine, pour comprendre et prendre les bonnes décisions, retrouvez l'analyse des marchés animaux, les tendances de la semaine et une analyse pointue des différents marchés animaux. Le rendez-vous à ne pas manquer.
 

Bovins de boucherie

L’ambiance commerciale reste tendue avec une consommation estivale qui est loin des attentes des éleveurs et des abatteurs et qui, surtout, se montre insuffisante pour absorber le nombre d’animaux de races à viande disponible sur le marché. Cette situation est quelque peu aggravée par les opérateurs qui ne jouent pas la préférence française et qui continuent leurs importations pour servir la RHF et les restaurants des zones de vacances… De son côté, la cause animale continue de faire son chemin, même si les images-chocs des anti-viandes sont un epu moins présentes sur les écrans. Lire à ce sujet notre article publiée en page GG de cette même édition. Les jeunes générations se posent beaucoup de questions auxquelles les professionnels doivent répondre avec force et justesse au risque de voir une génération se détourner de manière irréversible de  la consommation de viande rouge. L’effet masse d’une mode ou d’une prise de conscience collective a toujours eu des conséquences radicales dans le passé, quel que soit le sujet abordé.

La filière de l’élevage est à un tournant important. La rémunération des animaux est au centre des préoccupations comme cela fut le cas dans d’autres pays comme l’Irlande, où un système d’assurance qualité a finalement été mis en place. La France a de son côté la démarche "Cœur de gamme" et les primes filières pour assurer une plus juste rémunération aux éleveurs. La bataille qu’il ne faut pas perdre est celle des volumes consommés car, sans consommation de masse, pas de salut pour l’élevage allaitant français. Les solutions à l’export se développent, mais elles ne concernent que de faibles volumes et sont trop souvent sujets aux aléas sanitaires ou géopolitiques. Les commandes de la semaine au niveau des abattoirs ont été réservées pour faire face au grand chassé-croisé de l’été.

Sur le terrain, les disponibilités restent abondantes et les retards d’enlèvements récurrents. Les tarifs sont difficilement maintenus voire en baisse dans les animaux haut de gamme ou pour les bonnes femelles charolaises de qualité bouchère. Les besoins des zones de vacances dans le sud du pays notamment ne compensent pas le recul de la demande urbaine. Dans les réformes allaitantes, la vente demeure sélective avec des tarifs discutés au détriment des animaux bas de gamme, trop légers ou manquants de finition qui ne trouvent plus preneurs dans le maigre. Cette gamme de marchandise va à l’encontre de l’image de qualité que les professionnels veulent donner au consommateur, avec des viandes souvent fermes et sèches. En réformes laitières, les cours sont reconduits dans l’ensemble des bonnes vaches frisonnes et montbéliardes. Les vaches maigres ou sans viande (type "P-") restent pénalisées. En jeunes bovins, l’activité commerciale est facilitée par la modestie saisonnière de l’offre et permet de renouer avec une orientation positive des cours dans les races à viande.

 

Broutards

L’activité commerciale se montre un peu plus régulière face au peu de commerce effectué sur la seconde moitié de juillet et avant la traditionnelle trêve des 15 premiers jours d’août où grand nombre d’exportateurs et d’engraisseurs sont en congés. Même si les besoins ne sont pas très importants, les acheteurs sont en grande majorité présents sur les marchés et la modestie de l’offre, notamment sur les cadrans, permet un écoulement assez régulier dans les bons sujets herbés ou pour les broutards de qualité, sans pour autant observer de grande variation tarifaire. Les transactions restent très compliquées dans les animaux de second choix. Pas de changement dans les femelles.

 

Veaux d’élevage et d’engraissement

Les apports sont plus étoffés avec une forte proportion de veaux laitiers sur les marchés. Du côté de la production de veaux gras, certains engraisseurs attendent de passer l’été pour ne pas rentrer de veaux en pleine période de chaleur et de congés. Les intégrateurs ne forcent pas les mises en place pour des sorties qui correspondront alors aux vacances de Noël. L’activité commerciale est très tendue avec des intégrateurs qui accentuent la pression sur les prix dans les veaux frisons, abondances et montbéliards avec une dégradation de 20 à 30 €. Le tri est très sévère à l’encontre des veaux inférieurs et les sujets maigreux de moins 45 kg sont invendables. La tension commerciale est également marquée dans les croisés laitiers avec des écarts de valorisation très importants entre la grande masse des veaux type "R" et "O" et ceux de bonne conformation (type "U") peu nombreux. Dans les veaux allaitants, la commercialisation est normale avec des tarifs maintenus pour les veaux charolais, limousins ou croisés viande de conformation supérieure ou viandés.

 

Ovins

Si les régions touristiques gardent un rythme régulier dans leurs commandes d’agneaux français, le chassé-croisé du week-end dernier et des disponibilités plus importantes sur les marchés ont pesé sur le commerce et engendré un léger tassement des prix. Les agneaux lourds sont demandés de la part des opérateurs qui font de l’avance pour l’Aïd-El-Kébir (dont la date est prévue pour fin août). Dans les bonnes brebis, les transactions sont fluides, avec une demande accrue à l’export sur l’Italie. Les cours demeurent fermes dans les bonnes conformations de plus de 60 kg.

 

Porcs

Le prix de base 56 TMP n’a pas évolué sur la semaine sur le Marché du porc breton, avec un cours qui est resté, ce lundi, à 1,477 € du kilogramme. Le contexte des marchés français est à la stabilité tandis que les abattages sont fluides. Le manque de dynamisme à l’export pèse pour l’heure davantage sur la tendance européenne.

 

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