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La croissance est de retour pour l'Association Charolais Label Rouge

L’assemblée générale de l’association Charolais Label Rouge a eu lieu le 25 juin dernier à la Maison du Charollais. Après une année 2016 marquée par une nouvelle régression des volumes consommés de viande bovine label rouge, 2017 marque le retour de la croissance avec même l’espoir d’un développement important en 2018.

En 2017, les volumes des labels gérés par l’ACLR ont progressé en bovins (Charolais Label Rouge) comme en ovins (Tendre Agneaux).

Avec 7.273 bovins labellisés en 2017, l’activité Charolais Label Rouge progresse de + 7,8%. Ces animaux ont été livrés par un peu plus de 1.500 éleveurs à raison d’une moyenne de 4,7 animaux par élevage. Le nombre d’éleveurs habilités est en hausse à 3.257. Trois organisations de producteurs apportent 70% des animaux labellisés (Global, Socaviac et Charolais Horizon en tête).

Pour la première fois depuis 2014, le poids moyen des bovins charolais label rouge est en diminution pour toutes les catégories. Une évolution qui s’accompagne d’un retour des conformations « R » au détriment des « U ».

A eux seuls, les abattoirs Bigard de Cuiseaux et Sicarev Roanne traitent 65% des volumes. En hausse, 207 points de vente sont engagés en Charolais Label Rouge. 68% sont des GMS qui commercialisent 80% des volumes. Mais la baisse de la moyenne des volumes vendus est plus forte en GMS que dans la boucherie traditionnelle.

+ 20% pour le Tendre Agneau

Avec 10.148 animaux, l’activité « Tendre Agneaux » progresse de + 20,4%. Les deux tiers sont fournis par les groupements Cialyn et Terre d’Ovins, approvisionnés par 293 éleveurs habilités. Bigard Castres, Sicarev Migennes et Charollais Viandes Paray-le-Monial réalisent à eux seuls plus de 80% des abattages. Le nombre de points de vente progresse, notamment en GMS. Représentant 53% des points de vente, les GMS commercialisent 70% des volumes de Tendre Agneaux.

« Une réelle dynamique est en marche avec des opportunités », synthétisait le président de l’ACLR Didier Périchon. Un constat inspiré aussi par l’ambitieuse montée en gamme prônée par les Etats Généraux de l’Alimentation qui fixe « un développement des volumes en label et un travail sur les coûts de production ». Il y a aussi la grande distribution qui « semble intéressée par nos démarches », à condition que ce ne soit pas uniquement que pour profiter du logo label rouge…, se méfiait le président.

En phase avec les attentes des consommateurs

Quoi qu’il en soit, les travaux nationaux menés par Fil Rouge – l’association fédérant tous les labels – ont montré que « nos cahiers des charges correspondaient en grande partie aux nouvelles attentes des consommateurs », révélait Didier Périchon. Il n’est donc pas question de les changer en profondeur, mais plutôt « communiquer sur nos conditions d’élevage », expliquait-il. Fil Rouge a porté son choix sur une campagne « digitale » via Facebook puis un site internet où le label est présenté comme un champion sportif… Le point fort de ce site est la géolocalisation des points de vente et des élevages. Deux campagnes radio sont prévues à la fin de l’été et en automne.

A l’échelle de l’ACLR, le groupe communication a participé aux travaux de Fil Rouge. Il a par ailleurs travaillé sur le packaging de ses produits avec, notamment, un projet de « stockinette » pour les carcasses bovines, révélait Didier Périchon. L’ACLR a également accompagné ses points de vente « qui ont brillé au salon de l’agriculture » et été distingués par les « trophées nationaux des viandes d’excellence ». Début 2018, l’ACLR lançait sa propre page Facebook.

Trouver les bons messages

Profitant des nouvelles opportunités qui s’offrent au label, « nous devons accompagner nos opérateurs pour des promotions évènementielles, quitte à déborder sur notre budget communication », confiait le président.

Face à « la lame de fond antiviande, nous devons communiquer auprès d’un consommateur en perte de repère ; montrer la place de nos élevages label dans notre société ; leur rôle dans la gestion de l’espace rural, dans l’alimentation. Il faudra trouver les bons messages, défendre nos valeurs, renforcer les liens entre éleveurs, bouchers, consommateurs », estimait Didier Périchon et de conclure « certes, nous profitons d’une réelle dynamique, mais une réflexion est à mener sur nos valeurs et sur la place de notre label dans les prochaines négociations commerciales ».

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