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Un nouveau bâtiment de poules pondeuses

Fruit d’une mure réflexion, l’installation par Alexia Bois d’un bâtiment de poules pondeuses à Beaubery résulte d’un choix à la fois personnel et professionnel. L’occasion, pour cette jeune mère de famille, de s’épanouir dans une production qui lui correspond et une philosophie qui lui tient à cœur.

Ce bâtiment flambant neuf va accueillir 9.000 poules.

630.000 €. La somme peut faire peur. Surtout lorsque l’on sait que l’apport personnel est équivalent à zéro. Pourtant, Alexia Bois n’a pas hésité longtemps au moment de lancer son projet d’installation d’un bâtiment de poules pondeuses à Beaubery. Loin de mener seule ce projet, la jeune femme de 28 ans profite de la démarche d’intégration proposée par Envie d’œufs Sud-Est, filiale du Groupe Dauphinoise.

Un filet de sécurité

Une sorte de contrat clé en main qui rassure à la fois la productrice, le banquier – en l’occurrence le Crédit Agricole – et Envie d’œufs Sud-Est. Ainsi, Alexia Bois n’aura d’autres soucis, à partir du 16 juillet prochain, que de s’occuper du bien-être de ses animaux et de récupérer les œufs. En effet, Envie d’œufs Sud-Est se charge non seulement de procurer à l’éleveuse l’alimentation des poules pondeuses mais aussi de lui fournir lesdites poules et de récupérer les œufs. Dès lors, les deux parties s’engagent via un contrat de quinze ans, durée programmée de l’amortissement du bâtiment (dont la durée de vie devrait aller bien au-delà). La rémunération de la productrice oscillera entre 1.500 et 1.700 € par mois (MSA déduite) à raison de trois à quatre heures de travail au quotidien six jours sur sept. La rémunération sera composée non seulement d’une prime au bâtiment neuf mais aussi d’une rémunération fixe et d’une rémunération variable fonction des résultats techniques.

S’implanter davantage en Saône-et-Loire

C’est sur un terrain de 3.6 hectares qu’a été installé le bâtiment d’une surface de 1.525 m² et d’une longueur de 109 m. Ledit bâtiment pourra accueillir quelque 9.000 poules qui produiront des oeufs labellisés bio. A raison d’environ 55.000 par semaine. Arrivées à 20 semaines, les poules produiront des œufs pendant environ 60 semaines. Puis repartiront de l’exploitation qui devrait avoir, ensuite, un vide sanitaire long de quatre à cinq semaines.

Réalisant 106 millions d’euros de chiffre d’affaires et commercialisant un milliard d’œufs par an, Envie d’œufs Sud-Est s’appuie sur une centaine d’éleveurs. Le marché de l’œuf est en pleine mutation suite non seulement aux demandes des consommateurs mais aussi, à certains souhaits émis par le législateur. Envie d’œufs Sud-Est est actuellement à la recherche de nouveaux producteurs, notamment dans le département de Saône-et-Loire. Il est ainsi possible, en seulement dix huit mois, de passer du stade du projet à celui de la production grâce à un accompagnement à toutes les étapes de la démarche. Avec, en cas de réponse positive de la part d’Envie d’œufs Sud-Est, une installation que l’on peut qualifier de sur-mesure.

Le projet de Beaubery illustre parfaitement les nouvelles opportunités liées à la production avicole que la section avicole de la FDSEA de Saône-et-Loire cherche à promouvoir depuis plusieurs années. Dans cette optique, une visite en élevage de canards avait d'ailleurs été organisée en avril dernier à Verosvres. D'autres visites seront organisées cet automne par la section avicole de la FDSEA de Saône-et-Loire ouvertes à toutes les personnes qui s'interrogent sur cette production. la Section avicole reste mobiliser pour faire connaître et encourager la production avicole qui présente de réelles opportunités, notamment pour des ateliers complémentaires à l'élevage allaitant. Nous en reparlerons.

Un projet de vie

Cette installation correspond à un vrai projet de vie.

A 28 ans, Alexia Bois a longuement réfléchi quant à son projet d’installation. Pas question de se lancer à l’aventure pour ce qui va engager une grande partie de son futur, personnel et professionnel. Titulaire d’un bac STAV et d’un BTS PA obtenus à Fontaines, Alexia Bois a ensuite suivi une maîtrise lait en Haute-Savoie. Après une expérience de commerciale au sein du groupe Lagros et travaillé chez Timac, elle a intégré Agri Sud-Est. Une expérience qui allait durer quatre années. Installée à Beaubery, la lassitude commençait à la gagner car il lui fallait effectuer 140 km par jour pour aller prendre son poste au Creusot. De là a germé l’idée de s’installer en poules pondeuses. « Je connaissais les poules pondeuses pour avoir effectué mon apprentissage dans ce domaine. » L’envie aussi de davantage profiter de sa famille et plus particulièrement de sa très jeune fille. Par ailleurs, le choix du bio s’est imposé à ses yeux car « c’est un marché porteur et d’avenir. En outre, le bien-être animal était un point important. Avant de m’installer, j’ai visité de nombreuses exploitations afin de savoir précisément ce que je souhaitais faire et ne pas faire et vers quel type d’élevage de poule pondeuse je voulais m’orienter. »

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