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La Motte-Saint-Jean

Une rafle qui hante les esprits

Rédigé le 25/02/2017

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Entre son château, la ferme de la Grande Houle et la chapelle Sainte Claire, La Motte-Saint-Jean dispose d’un patrimoine témoin d’une histoire parfois douloureuse.

Bâti par Jean de Coligny en 1670, le château est situé sur une magnifique terrasse, aussi ancienne que la forteresse féodale bâtie au Xe ou XIe siècle. Un très beau portail existait sur ladite terrasse. Le curé Vachia, ex-propriétaire, a dû le faire démolir dans l’impossibilité de le restaurer. Sous le portail, on a alors retrouvé une dalle recouvrant une entrée de souterrain. Il existe en effet des souterrains dont les entrées ont été obstruées. Le plus long aboutissait à l’Arroux et servait, croit-on, de chemin pour conduire les chevaux à l’abreuvoir. Ces souterrains servaient aussi de prison aux seigneurs. On raconte qu'à la Révolution, ces souterrains auraient caché les vins du château, des meubles, des bijoux et du linge. Mais quand les biens du duc de Cossé-Brissac furent mis en vente, on a rouvert les souterrains qui étaient vides.

Dénonciation et déportation

Le coteau de La Motte-Saint-Jean abrite les vestiges de la Grande Houle ("houle" dérivant du latin "olla", la marmite), une ferme du XVe siècle. L’histoire de cette maison commence par la fondation d’une communauté familiale agricole. Les parsonniers se sont mis aux travaux d’abattage d’une quantité de beaux chênes pour confectionner l’ossature de la maison, en pan de bois avec remplissage de torchis, ainsi que la charpente. La communauté évolua au long des siècles et l’observation des bâtiments encore debout révèle une quantité de transformations et d’adjonctions. Le 30 septembre 1943 marque le début du déclin de la Grande Houle. Une rafle fut organisée par la Feldgendarmerie de Paray-le-Monial, suite à des dénonciations. Les Allemands suspectaient cette ferme d’être un foyer de la Résistance. Les SS découvrirent une arme et passèrent à tabac une douzaine d’hommes, dont l’un d'eux décéda. Les autres furent déportés en camp de concentration. Saisis de remords devant l’ampleur des représailles, deux dénonciateurs se suicidèrent.
Quant à la Chapelle Sainte Claire, du XIXe siècle, sa restauration était officiellement achevée le 6 octobre 2012. De dimension très modeste, elle se situe juste en face du confluent de la rivière Arroux et de la Loire. Les bâtisseurs ont concentré leur attention sur la seule façade route où ils ont employé la pierre de taille pour l’encadrement de la porte d’entrée, les deux chaînes d’angle, la base et le couronnement du fronton.

Régis Gaillard

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