La maréchalerie chevillée au corps fond
Rechercher : Mots clés N°article

Antoine Vacher à Saint-Martin-en-Bresse

La maréchalerie chevillée au corps

Rédigé le 25/02/2017

Aucune Photos

Depuis maintenant plusieurs mois, Antoine Vacher réussit à mêler passion et travail. Devenu maréchal-ferrant, il entend mettre l’animal au cœur de son métier.

A l’âge où bon nombre de jeunes poursuivent encore leurs études, Antoine Vacher est déjà pleinement immergé dans l’univers du travail. Avec, à la clé, un métier qui sort de l’ordinaire : maréchal-ferrant. Loin d’être banal, ce choix est tout sauf un hasard pour ce jeune homme de vingt-deux ans originaire de Pierre-de-Bresse. Ce dernier voue en effet une vraie passion pour les animaux en général et pour les chiens et les chevaux en particulier. « J’ai commencé à monter à l’âge de six ans ». Après avoir intégré le LEAP de Louhans en classe de quatrième, il effectue seulement quelques kilomètres pour rejoindre le lycée de Fontaines et y décrocher son bac pro CGEA. Une étape puisqu’il intègrera ensuite la MFR de Saligny-sur-Roudon dans l'Allier, car il aspire à devenir maréchal-ferrant. Il y décroche son CAP tout en découvrant pleinement le métier lors de ses stages effectués à Branges chez Alexandre Renaud. « C’est passionnant. C’est un métier où il y a toujours des choses différentes. Chaque pied de chaque cheval est différent. Il y a toujours du nouveau, pas de monotonie. Il faut aussi savoir s’adapter au comportement de l’animal ».

Le poids des réseaux sociaux

Diplômé en 2015, Antoine Vacher trouve d'abord un travail comme salarié « pour pouvoir acheter mon matériel ». Outre l’indispensable camion fourgon, il lui faut en effet s’équiper d'une forge, d'une enclume, du petit matériel (tablier, pinces…) ainsi que d'un stock de fer et de clous. S’il s’installe dans un premier temps à Saint-Marcel, il choisit rapidement de déménager du côté de Saint-Martin-en-Bresse. Et en 2016 il débute son activité. Avec une curiosité du côté de sa clientèle. « 95 % de celle-ci est composée de particuliers. Je me déplace dans un rayon d’une soixantaine de kilomètres autour de mon domicile. Je vais jusqu’au Miroir, Tournus, Mercurey, Nuits-Saint-Georges, Torpes, Bellevesvre… 75 % de mes clients m’ont trouvé via Facebook. Le reste, c’est à partir des Pages jaunes et par le bouche à oreille ».
L’une des particularités de son activité est la saisonnalité. « J’ai beaucoup plus de travail l’été car les propriétaires, en été, ferrent et, en hiver, parent ». Un emploi qu’il entend faire avec une certaine éthique. « Il faut apporter un soin correct aux chevaux car l’animal s’appuie sur ses fers. Chaque cheval a sa propre ferrure. Il faut adapter le fer au pied du cheval. C’est du sur-mesure. Certains chevaux ont même des ferrages orthopédiques. Les fers sont en aluminium ou en acier. Entre les deux, il y a une grosse différence de poids ».
En outre, Antoine Vacher apporte un soin tout particulier à ses clients et aux chevaux. « Avant de travailler, je vais voir le cheval. Je souhaite découvrir l’animal. Car il ne faut pas le brusquer. Je désire aussi discuter avec le client pour savoir ce que fait le cheval et pour connaître les besoins de l’animal ».

La qualité prime

Soucieux de faire au mieux son travail, Antoine Vacher précise qu’il préfère « faire moins, mais mieux. L’objectif est d’avoir des clients fidèles en misant sur la qualité. Car un mauvais ferrage détruit le cheval et ses articulations. C’est très dangereux pour l’animal. L’important, c’est la reconnaissance de mes clients ».


CAP et BTMAlors qu’ils n’étaient qu’environ 300 il y a encore quarante ans, on trouve aujourd’hui quelque 1.600 personnes qui exercent dans l’Hexagone le métier de maréchal-ferrant. Depuis le décret n° 98-246 du 2 avril 1998, le CAP agricole option Maréchalerie est devenu indispensable pour toute installation comme maréchal-ferrant. Il n’y a qu’une seule session d’examen par an, en juin, organisée par le ministère de l’agriculture. Plusieurs diplômes professionnels permettent de devenir maréchal-ferrant. Ces diplômes peuvent se préparer en formation initiale, en apprentissage ou en formation continue. Qu’il s’agisse du CAP agricole Maréchal-ferrant ou du BTM (Brevet technique des métiers) Maréchal-ferrant pour des responsabilités d’encadrement et de formation ou pour se spécialiser dans l’orthopédie équine. Le maréchal-ferrant peut exercer son métier en tant qu’artisan indépendant ou comme salarié d’une entreprise hippique ou de maréchalerie. En Bourgogne, il est possible de passer son CAP au sein de l’école de maréchalerie Thoma's Western Farm à Maux (Nièvre) ou de l’école de maréchalerie La Forge à Poil (Nièvre). Sans oublier, à proximité, la MFR de Saligny-sur-Roudon dans l’Allier...[/texte_encadre]

Régis Gaillard

Note: 4.0/5 (2 votes vote(s) envoyé(s))

pub
Réservation pub : pub@agri71.fr
Tél : 03.85.29.56.00
1ére émission radioo
Espace Photos (7)
Aucune Photos
Aucune Photos
Aucune Photos
Aucune Photos
Aucune Photos
Aucune Photos
Espace Telechargements (0)