Le destin hors norme d'un prêtre fond
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Du Charollais à la Russie du Nord, de 1914 à 1919

Le destin hors norme d'un prêtre

Rédigé le 25/01/2017

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A travers son ouvrage "Du Charolais à la Russie du Nord 1914-1919, Le parcours d’un combattant", Marc Emorine invite à suivre le passionnant parcours de Jean-Louis Thomas, de son village de Vérosvres jusqu’au fin fond de la Russie. Un témoignage fort d’une période à la fois troublée et terrible.

Longue, douloureuse et meurtrière, la première guerre mondiale vit s’entretuer des millions d’hommes. Ses contemporains l’ont appelée Grande Guerre car elle fut la première guerre totale avec des dimensions de pertes humaines, de souffrances et de destructions jusqu'alors inconnues et guère imaginables. En outre, ce conflit a eu un impact géopolitique gigantesque, projetant l’Europe dans le XXe siècle. On peut même dire qu’il a précipité le déclin du vieux continent, désormais en dette financière et en dépendance économique permanente vis-à-vis des Etats-Unis, consacrant la suprématie de ces derniers.

Passeur de mémoire

De cette guerre, nous avons, pour la plupart d’entre nous, une vision non seulement lointaine mais aussi quelque peu détachée malgré l’ampleur du séisme. Alors que notre société fait la part belle à l’instantanéité, Marc Emorine s’est lancé dans un fastidieux mais ô combien passionnant travail. De fait, cet ancien agriculteur de Vérosvres a produit non pas un mais deux ouvrages sur le sujet. Alors que paraissait en décembre 2013 "Carnets d’un prêtre-soldat 1914-1918", il récidivait quelques mois plus tard avec "Du Charolais à la Russie du Nord 1914-1919, Le parcours d’un combattant". Deux livres ayant, comme personnage central, Jean-Louis Thomas, le cousin de la grand-mère de Marc Emorine.
Ayant récupéré une grande partie des carnets et de la collection iconographique entre photos, cartes postales, croquis, plans et dessins de Jean-Louis Thomas, Marc Emorine choisissait, dans un premier temps, de retranscrire dans son livre initial, fort de 367 pages, le témoignage au quotidien de Jean-Louis Thomas sur sa vie de militaire pendant la guerre. Mais n’ayant pu intégrer la totalité de la riche documentation dont il a hérité, il décida de s’attaquer à un second ouvrage, une sorte d’annexe aux "Carnets d’un prêtre-soldat 1914-1918". « Cette iconographie permet de mieux voir cette période même si les photos des grands champs de bataille n’ont pas été pris durant les combats ».

Deux livres à dévorer

Avec "Du Charolais à la Russie du Nord 1914-1919 Le parcours d’un combattant", le lecteur est immédiatement plongé dans la France du début du siècle dernier. L’occasion de s’immerger dans cette terre charollaise entre traditions et scènes de la vie quotidienne. Après la mobilisation, place à la rudesse des champs de bataille. Avec, bien évidemment, la vie dans les tranchées.
Du secteur de la Schlucht à l’Hartmannswillerkopf en passant par Steinbach, Sudelkopf ou encore le Chemin des Dames, Marc Emorine nous fait revivre, avec force de photos, ce que furent ces combats avec des terres ravagées et des villages entièrement anéantis. On découvre au passage un instructif chapitre consacré aux matériels de guerre en tout genre. Cela se poursuit par le fascinant départ en direction de la lointaine Russie. On se délecte de clichés totalement incroyables, surtout si l’on se replace dans le contexte de l’époque.
Publié aux éditions de L’onde et vendu au prix de 19 €, ce livre est disponible à la librairie Le parchemin et à l’Intermarché de Charolles ainsi qu’au Super U de Saint-Bonnet-de-Joux. Il est également possible de commander un ou plusieurs exemplaires auprès de Marc Emorine. Pour le contacter, Marc.emorine@orange.fr

Jean-Louis Thomas en quelques mots[/titre_encadre]
Né à Vérosvres le 16 mars 1887, Jean-Louis Thomas connaîtra, pour l’époque, un destin hors norme. Lorsque survint la grande guerre, Jean-Louis Thomas est séminariste sur le point d’accéder à la prêtrise. Il servira au sein du 334e Régiment d’Infanterie, composé en grande partie de recrues du Mâconnais et du Charollais, dont bon nombre de jeunes hommes de Vérosvres. Le 26 décembre 1917, il quitte le 334e R.I. pour des régiments coloniaux : le 1er puis le 5e RIC à Lyon. Le 14 juillet 1918, changement radical alors qu'il quitte la France pour la Russie au sein du 21e bataillon d’infanterie coloniale de marche dont il deviendra l’aumônier jusqu’à son retour en France en juin 1919. Des unités qui étaient censées soutenir l’Armée Blanche contre les Bolcheviks.[/texte_encadre]

Régis Gaillard

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